Forum International de l’agriculture familiale en Colombie

JA était invité par la FAO et le Gouvernement de la province d’Antioquia en Colombie pour partager l’expérience française au Forum international de l’agriculture familiale.

Composée de plus de 60 millions d’agricultrices et d’agriculteurs, l’agriculture familiale en Amérique Latine assume 30 à 70% de la production alimentaire selon les régions. Les agriculteurs familiaux n’en restent pas moins une population très pauvre et vulnérable, confrontée à des niveaux d’inégalités, de corruptions et de violences historiques.

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Depuis les années 2000, à l’origine d’importants mouvements de revendication des paysans, l’agriculture familiale est introduite au cœur des stratégies de développement rural. L’institutionnalisation de l’agriculture familiale marque un tournant important dans les orientations agricoles nationales, à l’instar de nombreux pays d’Amérique Latine avec la création du ministère du développement agraire brésilien, du ministère de l’économie familiale au Nicaragua, du secrétariat pour l’agriculture familiale au Honduras, au Guatemala et en Argentine.

Le Forum international sur l’agriculture familiale était l’occasion de partager des expériences nationales et internationales et d’identifier les pistes d’orientations et d’améliorations des politiques publiques. Les échanges ont mis en avant l’importance du rôle de l’agriculture familiale aussi bien dans l’économie des pays, que dans la lutte contre la faim et la pauvreté, ou dans l’équilibre social et environnemental des territoires. Soucieux de valoriser la multifonctionnalité des agricultures familiales, les intervenants plaident pour la construction de politiques publiques intégrées et complémentaires entre les politiques sociales, environnementales, économiques et le développement rural.

FORO

La question de « l’intégration des jeunes dans l’agriculture est un point central du développement de l’agriculture familiale » insistait José-Maria Zeberrio, président du Forum Rural Mondial. En Colombie l’Etat et le Gouvernement d’Antioquia cherchent à offrir des « perspectives et des opportunités dans l’agriculture» pour les nouvelles générations. Les pouvoirs publics misent alors sur des programmes approfondis d’éducation et de formation pour renforcer la capacité des jeunes à construire les conditions favorables à l’exercice du métier.  La table ronde sur les jeunes, les femmes et les groupes ethniques dans l’agriculture familiale, a été l’occasion pour Claire Cuny, administratrice nationale de Jeunes Agriculteurs, de présenter le rôle du syndicat et les outils d’aide à l’installation. La diffusion du manifeste à été l’occasion de rappeler la force de proposition que constituent les jeunes leaders paysans et de défendre les revendications qui y sont développées.

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En marge du Forum, les visites d’exploitations ont permis à Claire Cuny d’échanger sur les préoccupations et les obstacles que rencontrent les jeunes agriculteurs colombiens. « Ils cherchent en priorité à professionnaliser leur métier et à créer de la valeur ajoutée lors de la commercialisation de leurs produits. Les difficultés de transmission, d’accès au foncier et aux crédits, l’organisation des filières et le regroupement des producteurs sont autant de préoccupations et de problématiques  que nous partageons, malgré les réalités très différentes». Claire retiendra également « le rapport à la terre qu’entretiennent les agriculteurs colombiens, avec qui, l’agro-écologie prends tout son sens».OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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Faire de l’agriculture familiale une solution d’avenir

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L’ensemble des jeunes leaders paysans participants au sommet international des jeunes agriculteurs, Bordeaux, 4 septembre 2014 – Crédits : Philippe Guilbert, Afdi

De nombreux échanges autour de l’agriculture familiale et la construction d’un dialogue entre leaders paysans et décideurs politiques ont jalonné cette année internationale de l’agriculture familiale grâce au partenariat entre Jeunes Agriculteurs et Afdi (Agriculteurs français et développement international).

Des échanges paysans ici et là-bas

L’agriculture familiale représente 40 % de la population active mondiale mais comporte des réalités bien différentes d’un pays à l’autre. Quoi de mieux que de se confronter à ces différents contextes pour mieux se comprendre ?

Ainsi plusieurs jeunes agriculteurs français de Lorraine, de Pays de Loire, … se sont rendus dans des pays en développement à la découverte d’autres contextes agricoles à l’instar de huit jeunes agriculteurs Picards partis en juin, à Madagascar, à la rencontre des producteurs de cacao appuyés par Afdi Picardie.

En août, ce sont 18 jeunes agriculteurs d’Afrique, d’Asie, d’Europe de l’Est, d’Amérique du Sud, des Caraïbes et du Maghreb qui ont séjourné 10 jours chez leurs homologues français. Ils ont partagé les expériences et rencontrer des responsables des organisations professionnelles. Comme Krushë Rahovec, vice-président de l’association des producteurs de fruits et légumes du Kosovo, l’indique : « Nous sommes sortis de la guerre il y a quinze ans et rien n’est organisé. Les paysans produisent comme ça, un peu au hasard. Je suis venu en France pour rencontrer mes homologues dans le maraîchage, voir comment est structurée la filière et comment fonctionnent les coopératives. » . Ce séjour a également été l’occasion de participer à des débats entre agriculteurs et techniciens ainsi qu’aux fêtes agricoles locales.

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Pierre Yves Lenormand, JA de l’Eure et Pharath PANG, agriculteur cambodgien – Crédits : Afdi

Le sommet international des jeunes agriculteurs

Une cinquantaine de jeunes agriculteurs des cinq continents se sont retrouvés à Bordeaux le 4 septembre dernier pour le premier sommet international des jeunes agriculteurs. Ils sont venus témoigner de la réalité de leur métier et défendre l’agriculture familiale. Ce sommet marque l’aboutissement d’un processus de consultation de 60 organisations nationales et continentales mené par JA et Afdi autour de l’élaboration d’un manifeste. Celui-ci demande une orientation des politiques agricoles nationales et internationales en faveur de la modernisation des exploitations agricoles familiales et une réponse concertée aux enjeux agricoles et alimentaires.

Pour une reconnaissance sociale et politique du métier d’agriculteur

Malgré de fortes disparités selon les pays, tous les participants ont souligné le besoin de reconnaissance du métier. Les jeunes leaders paysans réclament que les politiques agricoles et rurales reconnaissent et favorisent le regroupement économique et syndical des producteurs. Les jeunes agriculteurs souhaitent ainsi renforcer leurs capacités de négociation et stabiliser leurs revenus. « Chez nous, l’agriculture n’est pas reconnue comme un métier », déplore le camerounais Alphonse DjamDjam, producteur de cacao.

Aux Philippines, l’agriculture est l’un des secteurs les plus pauvres du pays et l’âge moyen des agriculteurs est de 57 ans.  Jonjon Sarmiento Pakisama pratique sur 5 000m²  une agriculture diversifiée : « Je suis fier et heureux d’être agriculteur(…) Si on accompagne les jeunes à mieux gérer et à diversifier les exploitations, en intégrant mieux l’ensemble de la famille, l’agriculture se développera ».

Hilda Nkirote Riungu, agricultrice kenyane, témoigne à son tour : «  Au Kenya, l’agriculture représente 24% du PIB avec principalement de très petites exploitations. (…) Depuis 2010 et le lancement d’une vraie politique d’investissement agricole, les jeunes commencent à y voir un business et souhaitent construire des organisations pour mieux s’insérer dans les marchés ».

En Europe, comme le déclare Mattéo Bartolin, président du Conseil Européen des Jeunes Agriculteurs : « la question n’est pas tellement celle du statut – il existe – mais la manière dont la société regarde les agriculteurs(…) Il y a un problème d’image de l’agriculteur. On ne propose pas le métier d’agriculteur comme les autres. »

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Photo : Hilda Nkirote Riungu, Kenya – Crédits : Delphine Jeanne

Le défi de l’installation des jeunes agriculteurs

Les taux d’intérêts excessivement élevés freinent l’installation des jeunes agriculteurs. Dans de nombreux pays, ces taux oscillent entre 11 % et 30 %. Le maintien d’une agriculture familiale doit être garanti par l’accessibilité des jeunes agriculteurs aux moyens de productions.

Eric Hoese, jeune agriculteur aux Etats-Unis explique que la transmission de la ferme de ses parents a été difficile en raison de la valeur de la ferme : « Nous avons dû mettre en place un système de transfert via l’achat de parts sociales et des donations régulières».

Au Sénégal, il y a beaucoup « d’auto installation » précise Babacar Samb, coordinateur du collège des jeunes du CNCR : « La question de l’installation des jeunes doit être regardée du point de vue de l’accompagnement de jeunes déjà sur le territoire. »

Pour donner envie aux jeunes de s’installer et les soutenir, les participants au sommet demandent des politiques agricoles qui favorisent l’accès des jeunes aux moyens de production, aux marchés, aux financements, à la formation continue et à l’accompagnement technique.

Les agricultures familiales au cœur du développement territorial

Les agriculteurs familiaux sont, à la fois, les premiers acteurs d’un monde rural attractif et dynamique et les garants de la sécurité alimentaire de leurs territoires. Dans le manifeste, les signataires énoncent la nécessité de politiques de limitation de l’étalement urbain et de modernisation des infrastructures des territoires ruraux pour développer l’attractivité des campagnes.

Au Brésil, où les inégalités entre les zones urbaines et zones rurales sont très fortes, il existe depuis 2002, deux ministères de l’agriculture : celui du Développement Agraire pour l’agriculture familiale et le MAPA pour l’agrobusiness. « Un plan national de développement rural a été adopté favorisant l’accès aux crédits, l’accès aux marchés mais aussi l’installation de services collectifs (crèches, hôpitaux) et le développement de l’agro-écologie…» nous dit Auri Junior Alves, jeune agriculteurs brésilien.

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Photo : Auri Junior ALVES, Brésil – Crédits : Delphine Jeanne

En clôture du sommet et en présence de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, les jeunes agriculteurs représentants 37 organisations de 33 pays ont signé le manifeste. Ces rencontres ont permis de valoriser la construction d’un dialogue international entre jeunes leaders paysans. D’autres thématiques comme l’accès aux semences et les conséquences du changement climatique ont été évoquées. Seront-elles reprises lors d’un futur forum mondial des jeunes agriculteurs ?

Le texte intégral du manifeste sur : https://agriculturefamiliale.wordpress.com/

Manifeste international des jeunes agriculteurs

Dans le cadre du Sommet international des jeunes agriculteurs, organisé à Bordeaux le 4 septembre dernier, par JA et Afdi, un manifeste international des jeunes agriculteurs a été adopté par une délégation internationale de 45 JA, représentants 36 organisations paysannes de 32 pays.

Cette initiative est le résultat d’un processus de réflexion participatif mené pendant 4 mois avec des jeunes leaders paysans des cinq continents.

Le manifeste représente une première étape d’un processus de réflexion international visant à promouvoir et à défendre le développement d’une agriculture d’avenir pour les jeunes agriculteurs et les générations futures.

L’agenda des prochains mois de l’Année International de l’Agriculture Familiale offre différentes opportunités pour valoriser les conclusions du Sommet et faire entendre la voix des jeunes agriculteurs dans les débats agricoles mondiaux !

Discours Gérard Renouard, Président d’AFDI – Sommet international des jeunes agriculteurs

Sommet international des jeunes agriculteurs
Bordeaux – 4 septembre 2014

Discours – Gérard Renouard, Président d’AFDI

J’ai l’honneur d’ouvrir au côté d’Alain Juppé, maire de Bordeaux, ce sommet international des jeunes agriculteurs.

Je suis très heureux de partager cet honneur avec vous, jeunes agriculteurs venus des 5 continents,  porté par la conviction que la défense des agricultures familiales va vous mobiliser bien au-delà de 2014 et de l’AIAF. Cet évènement est une magnifique occasion d’affirmer la pertinence de ces agricultures d’avenir.

Afdi et JA sont engagés à porter l’Année internationale de l’agriculture familiale depuis 2009. Dès lors, nos 2 réseaux se sont mobilisés pour organiser différents évènements en région et ce sommet international en est le point d’orgue.

Nos sociétés modernes sont face à de nombreux enjeux qui sont autant de défis à relever : sécurité alimentaire, sécurité énergétique, emploi, gestion des ressources naturelles (eau, sol, biodiversité…), transmission des cultures et des savoirs, équilibre des territoires, et un enjeu qui me tient particulièrement à cœur, le maintien de la paix.

L’agriculture apporte tout ou une partie de réponse à l’ensemble de ces défis. En effet, elle permet de produire l’alimentation d’une population mondiale en hausse. L’agriculture contribue au bouquet énergétique, notamment via la production de biomasse renouvelable.

L’agriculture répond en partie aux enjeux d’emploi. Elle représente actuellement 45% de la population active, et ce, même si la reconnaissance du métier n’est pas toujours assurée. Cela étant, malgré la part importante de la population employée dans l’agriculture, tous n’ont pas un revenu suffisant au regard du travail fourni et des difficultés rencontrées, liées au travail de la terre et du vivant.

L’agriculture est aussi un important vecteur de nos cultures, alimentaires et gastronomiques, bien sûr, mais aussi vestimentaires, paysagères.

L’agriculture contribue aussi aux équilibres des territoires et à la régulation des tensions qui peuvent naître suite à une urbanisation excessive. A propos de la contribution de l’agriculture au maintien de la paix une phrase suffit : «Quand le ventre crie, il n’y a pas que l’estomac qui se révolte ».

Toutes ces réponses sont le fruit de l’agriculture mais pas n’importe quelle agriculture. Les agricultures familiales sont les plus à même de répondre à l’ensemble de ces défis.

Notamment, lorsque l’on poursuit l’ensemble des objectifs simultanément ce qui est le vrai défi du développement.

Je tiens à saluer particulièrement l’engagement de François Thabuis alors président JA, et de Thomas Diemer, vice-président Afdi, puis de Thomas Diemer, président JA, qui ont porté au sein de leur réseau l’AIAF et le partenariat avec Afdi et mobilisés l’ensemble de nos régions pour l’accueil de jeunes agriculteurs en région.

Merci pour l’engagement de tous ceux qui ont travaillé à la réussite de cet évènement en France et  dans les pays présents, OP et OPA partenaires qui ont su démultiplier ces actions grâce à leur dimension collective.

Agriculture familiale, agriculture d’avenir, donc qui concerne les JA.

Néanmoins, partout se pose le problème du renouvellement des hommes et des femmes qui quittent le métier. Partout se pose le problème des responsables, une partie de la solution se tient dans la reconnaissance du métier au plan local, national, et au-delà. Une réflexion s’impose aussi sur la place à donner aux paysans dans les instances de dialogue et de gouvernance à tous les niveaux.

Bons travaux, belle journée, je souhaite que cet événement ne soit pas une consécration finale mais le lancement d’une belle aventure professionnelle, d’une belle aventure humaine

Discours Thomas DIEMER – Sommet international des jeunes agriculteurs

Monsieur le ministre,

mesdames, messieurs les élus

mesdames, messieurs les responsables d’organisations professionnelles de France et du monde.

Permettez-moi d’abord de vous dire la fierté que nous avons avec Afdi d’avoir pu organiser un tel événement, dans le cadre de l’année internationale de l’agriculture familiale.

Évènement qui a été permis aussi par le soutien de nos partenaires : la ville de Bordeaux, la FNSAFER, la Fondation de France, le ministère de l’agriculture, le ministère des affaires étrangères, le Forum Rural Mondial, Agricord, merci à vous

Permettez-moi ensuite de vous féliciter pour la richesse des débats, la richesse des échanges que nous avons pu avoir tout au long de la journée. Grâce à vous, participants aux différentes tables rondes, et délégations dans la salle, nous allons tous ce soir repartir plus riche de votre vision, de votre expérience. Vous nous avez confortés dans l’idée que les agricultures familiales sont une solution pour la dynamique de nos territoires, pour tous les enjeux de notre société. Et aussi dans l’idée que pour pérenniser ce modèle il y a des conditions :

-Première condition : une réelle reconnaissance économique, sociale et juridique du métier d’agriculteur à tous les échelons. Les agriculteurs sont des professionnels, l’agriculture c’est un métier. Comment peut-on concevoir qu’un agriculteur puisse être considéré comme sans emploi ? Partout nous méritons un statut. Et au-delà, nous devons bénéficier des moyens pour nous organiser. En syndicats, en coopératives. Nos Etats, les organisations internationales doivent non seulement nous en donner le droit mais même nous y encourager et nous y aider. C’est le moins qu’on puisse faire pour un métier vital, fondamental pour l’humanité.

-Autre condition, des politiques d’installation fortes. La formation, l’accompagnement, la promotion du métier d’agriculteur sont des leviers naturels. Mais les politiques publiques doivent aller plus loin. On ne peut qu’être frappé, au regard de la considérable diversité de nos agricultures, des contextes si différents dans lesquels nous évoluons les uns et les autres, on ne peut qu’être frappé de voir que les jeunes agriculteurs rencontrent tous les mêmes limites : accès au crédit, accès aux terres pour produire. Permettez-moi d’insister sur le foncier. Un Etat responsable, ce n’est pas un Etat qui prend à son compte la gestion de toutes ses terres agricoles. Ce n’est pas un Etat qui les vend ou les met à disposition à des investisseurs privés qui n’y recherchent qu’une rentabilité à court terme. Un Etat responsable vis-à-vis de son foncier agricole, c’est celui qui en facilite la préservation et l’accès aux agriculteurs, qui sont les mieux à même de le gérer, de le valoriser, de le faire vivre. Il faut faire confiance aux nouvelles générations d’agriculteurs pour relever ce défi !

-A une échelle plus large, plus macroéconomique, il nous faut, c’est la troisième condition,  des politiques publiques fortes nationales et internationales en faveur de l’agriculture, comme des politiques de régulation des marchés de matières premières agricole ou comme des politiques de développement des territoires ruraux. Je sais que vous y êtes sensible monsieur le ministre. Notre activité de production, qui crée de la valeur ajoutée, qui nourrit les populations, est soumise à des aléas, à des rythmes qui méritent qu’on ne la considère pas comme une production de biens comme les autres. C’est à mon sens toute la responsabilité des pays de l’ONU, de la FAO, du CSA (ça tombe bien il y en a un dans un mois) et aussi bien sûr des pays du G20.

Ce sont bien ces propositions-là que nous portons, nous jeunes agriculteurs, dans le cadre du manifeste que nous allons ratifier dans un instant. J’aimerais insister sur un point : le travail que nous avons su initier, tous ensemble, autour de ce thème de l’agriculture familiale et plus particulièrement sur l’enjeu de la jeunesse, ce travail-là, il ne faut pas qu’il s’arrête ce soir. Bien au contraire il faut que nous continuions à cultiver cette dynamique que nous avons su créer, il faut que nous continuions à avoir une réelle visibilité mondiale.

Les propositions concrètes que nous avons su faire, il faut qu’elles soient entendues dans nos différentes instances nationales et internationales, et je me tourne en ce qui me concerne plus particulièrement vers nos élus et vers vous monsieur le ministre, pour que vous soyez aussi le vecteur des propositions des jeunes agriculteurs, en France bien sûr, mais aussi partout où la France siège. Avant de vous céder la parole, monsieur le ministre, je souhaiterai conclure en disant que défendre l’agriculture familiale, c’est défendre les hommes et les femmes qui la composent, c’est militer pour un développement harmonieux de nos territoires, c’est vouloir une agriculture performante, dynamique, tout simplement une agriculture d’avenir.